La cape de Superman, la gourmette d’Elvis et la parure de Lady Di n’ont pas enthousiasmé les enchérisseurs à New York, où les principaux lots parmi la centaine d’objets emblématiques de l’histoire et la culture américaines sont restés invendus.
« Je suis abattu, nous sommes dans une période économiquement difficile et les vendeurs avaient sans doute fixé des prix de réserve trop hauts », a indiqué Arlan Ettinger, président de la salle des ventes Guernsey qui présentait cette vente vendredi soir. Star du catalogue, une parure de diamants et de perles portée par Lady Diana en juin 1997, deux mois avant sa mort, et estimée entre 1,5 et 2,5 millions de dollars, a eu un dernier enchérisseur à 700.000 dollars, sans doute en deça du prix de réserve. Le commissaire priseur a alors annoncé que le lot restait invendu.
Le prix de réserve est le prix fixé confidentiellement entre le vendeur et la salle des ventes, au dessous duquel le vendeur refuse que son bien soit adjugé. « C’est le seul bijou d’importance de Diana jamais mis en vente, et ce qui est susceptible de rapporter le plus », avait commenté Arlan Ettinger la veille. Autre bijou phare mis aux enchères à partir de 500.000 dollars, la gourmette d’Elvis Presley, où son prénom scintille en 48 diamants sur un bandeau d’or 14 carats, est également restée invendue.
Le plus gros acheteur de la soirée a été le milliardaire américain Stewart Rahr (industrie pharmaceutique), qui a notamment emporté pour 305.000 dollars la célèbre statuette du « Faucon Maltais » pour son ami l’acteur Leonardo di Caprio, qui était présent mais n’actionnait pas lui même la palette des enchères. Les responsables de Guernsey ont confirmé que l’acteur était l’acquéreur final. Très hétéroclite, et sans doute trop hétéroclite selon les connaisseurs, la collection était exposée au public depuis jeudi à l’hôtel des ventes Guernsey de Manhattan.


