Dans un entretien accordé à www.politicsinside.fr Serge Moati revient sur ses « invités » politiques.
« Marine Le Pen au bal de Vienne, vous ne vous posez la question… On ne m’y a jamais invité sinon j’aurais mis une belle robe comme je suis capable de porter. (Rires). Je lui pose la question, elle me répond, je l’écoute. Je trouve qu’il y a des choses plus graves dans la vie si vous le permettez. Si j’avais rencontré Hitler, je lui aurais demandé : « Vous ne trouvez pas que c’est un peu excessif les camps de concentration ? Vous vous êtes un peu trop laissé allé, non ? Je comprends l’idée au départ mais ça vous a débordé après, non ? ». Je veux dire par-là qu’il faut savoir écouter et faire parler. C’est ainsi qu’on obtient des infos et des paroles. Plutôt que d’accuser. Je déteste les emportements qui ne sont pas suivis d’effets de courage. Robert Brasillach, écrivain d’extrême droite, disait : « On a pas le sentiment net de la révolution lorsqu’on a pas le sentiment net du courage physique ». Ce qui a l’air d’une phrase toute simple mais qui se révèle parfaitement juste. En plus, je n’ai jamais été révolutionnaire car je n’ai jamais eu le sentiment net du courage physique. J’aime la modération. J’adore la négociation. Question de culture car je suis né dans un pays, la Tunisie, où on négociait sur tout sans arrêt ! Je n’aime pas le « je suis de gauche, toi de droite, on s’engueule forcément ! », ça m’emmerde le côté nous-sommes-des-ennemis-héréditaires. »
People Inside vous propose de regarder l’entretien filmé. (deuxième partie)



