« Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver », voilà le synopsis de « Starbuck », dans les salles ce mercredi 27 juin.
Procréation médicalement… abusée ! En avril dernier, la presse relayait l’histoire de ce médecin britannique présumé père de 600 enfants de ses patientes. L’info tombait pile au bon moment pour Ken Scott, un réalisateur québécois présentant son dernier film Starbuck. Son personnage principal, David, ado attardé de quarante ans, bosse en famille et livre les pièces de la boucherie familiale.
La vie n’a jamais été simple pour David… Il a accumulé les petits boulots, et a rapidement compris dans sa jeunesse qu’il pouvait gagner trente-cinq dollars avec un seul don de sperme. Il a donc été l’un des grands contributeurs du laboratoire voisin. Et désormais le voici confronté à 142 des 533 progénitures qu’il a contribué à mettre au monde. Ils le connaissent sous son pseudonyme : Starbuck. Un avocat lui apporte la procédure qu’il lui intente afin de découvrir l’identité de leur père. Présenté au festival du film d’humour de l’Alpe d’Huez, Starbuck a largement mérité le prix spécial décerné par le jury. Le film est un petit bijou d’humour, sans être dénué d’émotions. Patrick Huard porte le personnage à merveille sur ses épaules, et réussi également à nous émouvoir. Starbuck est une pépite comme elles le sont rares au cinéma. D’ailleurs Hollywood ne s’est pas trompé, et prépare désormais l’adaptation américaine avec Vince Vaughn pour reprendre le rôle. En attendant, il est toujours bon de préférer l’original… et pourquoi pas 533 fois !
Jean Rimbaud – L’Agence Ciné


