Après le président normal, voici l’homme banal. Banal mais pour autant du jour au lendemain Martin est reconnu de tous, adulé de tous. Dans le métro alors qu’il n’aspire qu’à se rendre à son centre d’aide pour le travail où il encadre les travailleurs handicapés, il est pressé de signer des autographes et de poser pour une masse d’inconnus armés de téléphones portables.
Tout pourrait paraitre logique dans notre société, sauf que Martin n’a jamais demandé à être une vedette. Il n’a jamais demandé à être exposé au devant du petit écran et sur le net. Et pourtant il va être obligé de l’affronter, quitte à alimenter le système pour s’expliquer et tenter de s’en soustraire…
Fait il pire que mieux ? Xavier Gianoli nous livre un divertissement loin d’être vide de sens dans lequel il porte une critique de notre société consommant de l’information à outrance. Kad Merad est son anti héros,. Il le porte merveilleusement sur son visage, subissant à chaque instant cette gloire instantanée tant convoitée par de jeunes gens y voyant juste un tremplin pour l’avenir. Le sujet est passionant, le film est accrocheur avec d’excellentes répliques et un casting judicieux, avec en premier choix Louis Do de Lencquesaing en producteur de télévision véreux, mais pour autant sur la durée le personnage manque de souffre, et malheureusement le film également.
Dans vos salles le 29 août
Jean Rimbaud – L’Agence Ciné




