Selon le site Rue 89, les faits remontent au 9 avril. Une vendeuse du Printemps de Nancy affirme avoir été licenciée suite à une querelle avec Nadine Morano. Accompagnée d’un garde du corps, la Ministre faisait du shopping avec sa fille de 14 ans au Printemps de Nancy.
La vendeuse explique: « J’étais avec deux collègues, et nous avons trouvé que la présence d’un garde du corps avec Mme Morano était exagérée. L’un de mes collègues, de constitution frêle, a plaisanté en affirmant qu’il pouvait mettre le garde du corps par terre en deux minutes. Je lui ai dit que pour cela, il n’y avait qu’une seule solution : qu’il fallait casser la gueule à Mme Morano »
Selon elle, Nadine Morano n’aurait entendu que la fin de sa phrase et se serait « énervée ». « Je lui ai dit que ça n’était pas contre elle personnellement et que je tenais à mon emploi. Elle m’a répondu : ‘J’en ai rien à foutre. J’en ai marre qu’à chaque fois que je me promène, on m’injurie’ »
« Mme Morano a ensuite demandé le numéro du directeur du magasin. Au départ, la responsable de secteur n’a pas voulu le faire. Elle a fini par l’obtenir en répétant : ‘Je veux des suites, je veux des suites’ », ajoute la vendeuse, qui a été convoquée deux jours plus tard par son employeur pour être licenciée.
Dans un communiqué, la ministre raconte qu’au moment de prendre sa pause, la vendeuse aurait crié : « Il y a Nadine Morano dans le magasin, si quelqu’un veut aller lui casser la gueule ». « Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante », la ministre précise avoir « demandé des excuses à cette vendeuse en rappelant le droit au respect pour tout client, quel que soit son statut ».
Selon elle, l’employée a « reconnu la gravité de ses propos déplacés en présence de la directrice adjointe du Printemps et a fait part de ses excuses ». « Les faits en sont restés là », insiste Mme Morano, en précisant que le licenciement de la vendeuse « relève de la seule appréciation et de la seule responsabilité de son employeur », avec lequel elle n’a eu « aucun contact ».


